Au nom de la culture ou pour le bien des enfants?

L'impact de l'immigration est très profond sur ceux qui vont d'une rive à l'autre. Il est d'autant plus profond sur ceux qui se voient forcés de recevoir les immigrants, avec plus ou moins de préparation. Ils ne se sentent plus chez eux. D'autant plus quand les immigrants ont des demandes et voudraient être accommodés.

À Winnipeg, une douzaine de familles musulmanes récemment arrivées au pays voudraient, au nom de leur religion et de leur culture, influencer le curriculum académique. Elles demandent que leurs enfants en école primaire à la division scolaire Louis-Riel soient exemptés des cours de musique et de sport. Si les enfants étaient séparés par sexe durant les séances de gym, elles accepteraient que les enfants y participent.


Il y a une différence entre les exigences religieuses et culturelles. Le Manitoba accueille des musulmans depuis des décennies sans que de telles demandes soient constamment avancées. C'est donc qu'il s'agit d'exigences culturelles et qu'il faudrait le souligner, plutôt que de citer la religion et d'affecter la perception qu'ont le reste des canadiens des musulmans. Quoi qu'il en soit, il y en a de plus en plus et ce ne sont plus des cas isolés et des familles qu'il faut accommoder sur une base individuelle.

Plusieurs questions se posent donc. Que font les autres provinces pour faire face à de telles demandes? Vu qu'on crée des précédents, jusqu'où peut-on aller dans le changement du curriculum scolaire pour satisfaire un groupe de familles? Jusqu'où peut-on aller dans la séparation d'un groupe d'élèves? Si ces familles ne veulent/peuvent pas créer leurs écoles propres mais envoient leurs enfants à l'école du coin pour faciliter leur intégration, cette distinction académique n'aura t-il pas un impact (négatif?) sur cette intégration dans la mesure où les enfants se distinguent constamment des autres élèves?

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